«Il
y a très peu d'habitants fixes, une vingtaine de pauvres huttes
disséminées sur un espace de trois kilomètres, mais il y a beaucoup de
nomades aux environs. C'est le cœur de la plus forte tribu nomade du
pays. Les nomades et les quelques sédentaires ont déjà pris l'habitude
de venir me demander des aiguilles, des remèdes, et les pauvres, de
temps en temps, un peu de blé... Je suis accablé de travail, voulant
achever le plus vite possible un dictionnaire touareg-français et
français-touareg. Obligé d'interrompre à toute heure ce travail pour
voir les indigènes ou faire faire les petits travaux, cela n'avance pas
vite. Je travaille bien peu des mains et je voudrais tant le faire.
Mais en même temps que moine, je suis prêtre, sacristain,
missionnaire...».
«La
confiance dont m'entourent les Touaregs du voisinage va croissant; les
amis anciens deviennent plus intimes; de nouvelles amitiés se forment.
Je rends service en ce que je peux, je tâche de montrer que j'aime;
lorsque l'occasion semble favorable je parle de religion naturelle, des
commandements de Dieu, de Son Amour, de l'union à Sa Volonté, de
l'amour du prochain... ».
«Oui,
c'est vrai, j'ai des consolations avec les Touaregs; de plus en plus je
trouve parmi eux de braves gens, avec lesquels de véritables et
sérieuses relations d'amitié s'établissent».
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| 1904 |
Il décide de rejoindre les Touaregs dans le Hoggar. |
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1905 |
Il s'installe à Tamanrasset |
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1910 |
Bâtit un nouvel ermitage à l'Asekrem. |
1911
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1916 |
Partage son temps entre Tamanrasset et l'Asekrem.
Travaille à l'étude de la langue des Touaregs. |
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