«Il
est bien tôt; après le silence d'adoration, je
m'échappe au travail; dans ma tête quelques psaumes,
toujours les mêmes. Sur le quai du métro, je regarde
les gens... j'aime la ville!
Au bureau, un contremaître nerveux
crie sur un Turc... Employé comme laveur de carreaux
dans une grande entreprise de nettoyage. U m'est
donné de partager un peu la
condition sociale des travailleurs
immigrés venus de bien des horizons. Nous constituons
une main-d'œuvre á bon marché, mais un tel emploi
est aussi presque un
privilège. Je reçois beaucoup de la différence culturelle et de la
simplicité de mes camarades;
entre nous ce n'est pas toujours triste et quelques amitiés
s'épanouissent! A la longue,
je sens que cette vie, avec la
fatigue du soir, me fait grandir dans la communion au
Christ de Nazareth; pour cela je rends grâce». |
Les gens parmi lesquels nous vivons, gagnent leur vie par
d'humbles travaux. En communion avec eux et à l'imitation de Jésus
pauvre et travailleur à Nazareth, nous gagnons notre vie par le travail
manuel. Ce partage de la condition laborieuse avec ses peines et ses
difficultés, nous aide à rester proches des pauvres et à faire nôtres
leurs aspirations et leurs justes revendications. Lorsque certains
d'entre nous, du fait des circonstances, ne peuvent gagner leur
vie par le travail manuel, ils ont à cœur de garder une vie simple et
proche des pauvres.
(Constitutions 4.10)
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